Métiers marginaux
Il apparaît clairement que l’imagerie populaire en Afrique reste fortement habitée par l’idée que certaines professions devraient être l’exclusivité des hommes. Les capacités physiques et intellectuelles de la gent féminines sont en effet bien souvent brandies pour défendre ce postulat ; et donc, pour disqualifier la femme systématiquement d’une bonne trame de corps de métier, l’ingénierie, l’électronique, la technique etc.
Le vent de cette marginalisation assumée souffle également dans le secteur du digital. Conscient de l’urgence de changer de paradigme, la Ministre des postes et Télécommunications (MINPOSTEL), Minette Li Lickeng avait remarquablement donné le ton du programme « 52 semaines Femme et digital », qui en est aujourd’hui à sa cinquième borne.
La TUTELLE, l’association des femmes du MINPOSTEL a donc fièrement organisé le cinquième acte de cette activité avec le même crédo ; faire des femmes de véritables actrices de l’économie numérique et pas moins des ambassadrices des métiers du digital à l’échelle du continent.
L’acte 5 du programme
Les quatre premières éditions du programme 52 semaines Femme et digital « ont permis aux femmes de s’imprégner déjà des fondamentaux du digital, d’avoir une parfaite connaissance des nouveaux métiers dans le digital », rappelle Pauline Cathérine Mutlen, la président de l’association LA TUTELLE, et par ailleurs Directeur des infrastructures, des équipements et des réseaux postaux au MINPOSTEL.

Elle a bien tenu à préciser la particularité de cette cinquième édition portée par le thème « Féminiser les métiers du digital ».
« Un panel essentiellement constitué de femmes d’expérience venues inciter les femmes à briser le plafond de verre qui les empêche de mieux évoluer dans certains métiers. En particulier ceux du digital. Elles ont appris aux femmes à épargner, à chercher des financements dans le digital, à lever les fonds pour leur projets et être les promotrices de leurs différents projets dans le numérique. », A expliqué Pauline Cathérine Mutlen.
La nouvelle édition du programme 52 semaines Femme et digital a donc été meublée par des séances de formation pratiques sur les outils les plus usuels dans ce champs pour les femmes, des conseils sur comment gagner du temps en ligne ou encore à améliorer ses compétences en e-learning doublées de plusieurs causeries éducatives sur les nouvelles perspectives qui s’ouvrent à la gent féminine contrairement aux idées reçues.
Les solutions Christel Djob pour féminiser les métiers du digital

Dans la mosaïque des échanges qui ont marqué l’attention des femmes venues en nombre à cet évènement devenu un rendez-vous d’importance, il y a assurément la causerie éducative sur le thème « comment féminiser les métiers du digital », animée par Christel DJOB, invitée spéciale de cette édition. L’experte en logistique fibre optique chez Orange France a, du haut de son parcours exceptionnel, polarisé l’attention des femmes.
Avec une emphase particulière sur le panorama des projets transversaux et futuristes qu’offrent le digital. La présence des femmes lui a en effet d’atteindre un objectif double. Elle a pu au travers de son expérience rassurer les femmes sur ce qu’elles peuvent aussi saisir leur chance dans créneau et pas seulement.
« C’est une réelle opportunité pour les enfants. Et donc comme il y a beaucoup de Mamans ici, je les ai invités à être vraiment à l’écoute des choix des enfants. Parce que souvent leurs métiers sont choisis par les parents. C’est intéressant d’écouter le choix des enfants ce d’autant qu’il y a des nouveaux métiers que tout le monde ne connaît pas. Ça permettra de mieux les accompagner. », A indiqué Christel DJOB.
L’implication de Christel DJOB dans cette entreprise pour une meilleure insertion de la femme dans le secteur du digital est d’autant plus salutaire parce qu’elle jouit d’une expérience avérée dans les milieux associatifs. Elle a fondé et dirige l’association Reveoa en France. Une entité qui revendique pas moins de 23 ans. « Et du coup on a énormément une expertise sur notre démarche. », rassure-t-elle justement.
Partenariat salutaire pour la femme
A côté de l’intérêt de plus en plus significatif qui lui est accordé, l’une des plus grandes réussites de la cinquième édition du « programme 52 semaines Femme et digital », c’est le partenariat prometteur qui s’annonce avec l’entreprise Yunus. La mission future de Yunus sera d’accentuer cette digitalisation des femmes en leur apportant une éducation financière à leur activité.
A savoir « permettre aux femmes de l’association du Ministère des Postes et Télécommunications d’accéder aux services financiers de base tels que le microcrédit, la micro-assurance de paiement de service à travers une plateforme digitale qu’est Yunus. », a précisé Jehu Ndoumi, le Directeur Général de cette plateforme futuriste.
Pour donner le ton de ce nouvel élan, l’association LA TUTELLE a donc amorcé un partenariat technique en vue de l’officialisation avec Madame le Ministre des Postes et Télécommunications.
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